05 août 2009
Sylvan
Il est mort hier à 19h30.
Elle avait refusé que je le vois sur son lit d'hôpital, son lit de mort.
Elle m'a dit qu'il ressemblait déjà à un cadavre, à un prisonnier des camps de concentration.
Elle m'a dit qu'il ne reconnaissait plus trop les gens, qu'il ne pouvait plus communiquer.
J'aurais peut-être dû insister.
Après tout, c'est bien avec lui que j'échangeais des regards complices lors des fêtes de famille.
Il n'y avait pas besoin de mots, puisque l'intérêt se trouvait justement dans cet échange.
Il est mort.
J'ai refusé d'aller voir son corps à la morgue et d'aller à son enterrement.
Je sais bien que ce que veut la bienséance. Mais je sais bien aussi, qu'il n'est plus là,
que je n'y verrais qu'une carcasse vide. Je sais cela depuis que j'ai assisté à la mort de Cachou.
Une fois que l'on est mort, il ne reste plus rien de nous dans notre corps charnel.
Le voir éteint... ce n'est pas le dernier souvenir que je souhaite garder de lui... alors
pourquoi est-ce que je me sens si coupable par rapport à ce choix ?!
Commentaires
Toutes mes condoléances...
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